Révisionnisme et insoumission
Dans ma dernière réaction contre la campagne électorale présidentielle menée par les partis en lice, aux allures de bacchanales — non dans le sens festif mais dans celui d’emportement furieux et forcené —, j’ai expliqué ce déchaînement par le fait que la classe politique ne s’est pas renouvelée.
Qu’elle n’a aucune vision de ce qui se passe, aussi bien au niveau national qu’aux niveaux régional et mondial.
Elle va même jusqu’à banaliser l’insoumission à l’État de droit, source des richesses que recèle ce pays et aimant qui attire les richesses des pays qui refusent le droit.
Après le Président ordinaire, le Président démesuré
J’ai constaté que ces partis, qui donnent une importance démesurée à une élection, aussi présidentielle soit-elle, en éprouvant toutes les institutions de la société, perdent toute crédibilité et justifient le populisme.
J’ai même nommé Madame LE PEN, en lui demandant de saisir cette opportunité pour devenir le Premier magistrat de la République.
Le Front national, malheureusement ou heureusement, n’a pas saisi cette occasion. Les informations recoupées çà et là rapportent que ce parti prétexte le contexte de la campagne pour ne pas répondre à une convocation non contraignante de la Justice.
Comment peut-il (ce parti) prétendre à des fonctions où il doit être le garant des libertés et des droits ?
Concourir à une fonction ou la recherche d’un emploi, pour les demandeurs d’emploi, peut-il être un prétexte pour surseoir à des obligations civiques et civiles ?
De l'État de droit
L’État de droit, qu’éprouvent ces candidats à des fonctions certes importantes (présidentielles), est la condition sine qua non de toute accumulation, au sens marxiste du terme et au sens classique aussi.
Il y a de quoi rester abasourdi devant cette attitude qui consiste à faire fi de tout bon sens. La liberté, qui est presque un synonyme de ce pays, est mise à mal par les uns et les autres, par leurs discours.
Beaucoup d’émigrés, négligeables en termes de nombre par rapport aux nationaux, mais richesses importantes en flux humains, n’ont qu’une hâte : rebrousser chemin.
Non à cause des discours habituels des populistes, mais à cause des partis « normaux » qui, par des discours irrationnels, poussent l’électorat vers le populisme.