Droit à l'expression, droit sacré ! À ceux qui jugent la Justice aussi...
Le droit à la libre expression est un droit primaire et d’ordre public. Au déboisement qui a fait taire les chants des oiseaux côté jardin de nos immeubles, les Parisiens ont répondu par l’agriculture urbaine. On entend heureusement de nouveau avec plaisir les oiseaux chanter à quatre heures du matin près de nos fenêtres.
Paris, en particulier, et la France, plus généralement, regorgent d’œuvres artistiques qui rappellent aux autochtones et visiteurs les luttes qui ont été menées pour que les principes découlant de la liberté soient une constante.
La démocratie, remise en question à maintes reprises au cours de l’histoire de ce pays, a été assise définitivement et violemment par la Révolution française en 1789. Les déistes y ont laissé leurs têtes…
L’art pour l’art (Procès)…
Ma réaction aujourd’hui est suscitée par une déclaration sur CNEWS vers 11 h 45 de Monsieur Claude Lelouch, réalisateur cinématographique — il en a le droit, étant dans un pays où la libre expression politique, artistique… est sacrée — qui, je crois, et je m’en excuse de le dire ainsi, voulait faire le buzz sur sa nouvelle réalisation : « À chacun sa vie ».
Il dit :
« … Je parle de la Justice… Personne n’a le droit de juger une autre personne… et que chacun a ses casseroles… »
[Monsieur Claude Lelouch, CNEWS 15/03/2017].
Sans les faits divers qui accompagnent les élections actuelles (présidentielles), où des citoyens y concourant semblent défier l’éthique politique et l’État de droit — et dont l’importance est exagérée par certains, sciemment ou par ignorance — la déclaration de Monsieur Lelouch aurait été classée dans l’école artistique dite « L’art pour l’art », selon laquelle l’artiste recherche avant tout la beauté, en dehors de toute visée utile.
Mais Monsieur Lelouch participe, je prétends, par cette œuvre, au débat actuel sur la Justice française, qui, au lieu de procès dans les médias, a besoin de plus de moyens et de plus d’indépendance.
Un monde sans justice !!!
Certes, nul n’est à l’abri de commettre des délits ou des crimes. Certes, tout le monde a des casseroles — ustensiles indispensables pour cuisiner.
Le meilleur que l’on puisse espérer pour un voleur, un meurtrier… c’est qu’il soit jugé et condamné à la peine légale correspondant à la peine qu’il a causée.
Donc, certes, tout le monde pourrait traîner des casseroles. Mais tout le monde pourrait aussi être la victime de ces malhonnêtes… casseroles (sic)…
Que diriez-vous, Monsieur Claude Lelouch, si vos droits d’auteur étaient spoliés ? Qui jugera les voleurs ???